Pot-pourri 28 : L’hommage à M. Southam
Le 27 janvier 2000, le Centre national des Arts a rendu hommage à M. Southam en donnant à la salle de l’Opéra le nom de Salle Southam. Son Excellence la très honorable Adrienne Clarkson, le regretté honorable Mitchell Sharp, l’ancien vice-président du Conseil d’administration du CNA Paul Hébert, le premier violon de l’Orchestre du CNA Walter Prystawski, et le président du Conseil David Leighton ont rendu hommage à Hamilton Southam devant un large auditoire composé de membres de sa famille, d’amis et d’admirateurs.
À ce jour, la voix anglophone masculine préenregistrée invitant les spectateurs (depuis 1969) à prendre leurs places est celle de Gordon Hamilton Southam. M. Southam fut coordonnateur du projet fédéral du Centenaire pour l’établissement du CNA et le premier directeur général du Centre.
Les circonstances qui ont mené à la création de la Symphonie no 39 sont entourées de mystère. Mozart a mis environ 20 jours à composer l’œuvre, sans qu’aucune commande ni aucun motif particulier ne l’y pousse. Homme éminemment pratique en toutes choses, il n’aurait pu écrire cette pièce pour épancher une fièvre créatrice intérieure. À Vienne, la demande pour ses œuvres était en déclin. Le compositeur, qui était dans la dèche, multipliait les missives à des amis pour leur quémander des prêts. Il avait par ailleurs soin de sa femme, malade, donnait des leçons de piano et travaillait sur d’autres compositions.
Pour ajouter à l’aura de mystère qui entoure Mozart, le résultat final ne fut pas le moindre; cette œuvre, ainsi que deux autres symphonies qu’il a composées à l’été 1788 (la no 40 en sol mineur et la no 41 en do majeur (Jupiter), sont considérées de nos jours comme des joyaux du répertoire symphonique, et sont fréquemment jouées et enregistrées.
Mozart est mort à 35 ans. Si les théories abondent sur les motifs qui l’ont conduit à écrire sa Symphonie no 39 en mi bémol majeur, K, 543, il reste une forte possibilité qu’il n’ait jamais entendu l’œuvre de son vivant.
Écoutez à la Symphonie no 39 en mi bémol majeur, K. 543
Artsvivants.ca publie chaque semaine un blogue qui met en relief, par une anecdote historique, une œuvre musicale tirée de la boiteamusiqueCNA.ca. L’œuvre à l’honneur se retrouve également à la rubrique « Sélections populaires » de la boiteamusiqueCNA.ca.
Le Centre national des Arts possède un livre d’or officiel qui contient les signatures et commentaires de chefs d’État, dignitaires, artistes qui ont rendu visite au Centre national des Arts ou s’y sont produits depuis 1969. Voici quelques-uns de ces commentaires :
« Le Centre national des Arts est un lieu de rêve dont nous pouvons tous être fiers. Je garde de nombreux et merveilleux souvenirs des grands spectacles auxquels j’ai assisté : opéras, ballets ou pièces de théâtre. Longue vie au CNA! – Une fidèle spectatrice. » (Maureen Forrester)
« C’est toujours une joie de revenir danser au CNA où la musique est si merveilleuse et où j’ai tant d’amis en coulisse. » (Karen Kain)
« Ce fut un privilège de jouer si souvent sur scène au CNA; j’en garde de nombreux souvenirs heureux qui remontent presque à la première année du Centre. » (Anton Kuerti)
« Un million de souvenirs merveilleux. » (Shirley Douglas)
Une visite du président des États-Unis Richard Nixon, le 14 avril 1972, créé bien de l’émoi. Quelques minutes à peine avant que le président fasse son entrée au Salon, plusieurs journalistes attendaient impatiemment son arrivée. Deux d’entre eux s’étaient assis sur une table à café et, lorsque l’un d’eux se leva, la table bascula et fit un grand bruit sec. Les gardes de sécurité postés dans le Salon pensèrent qu’un coup de feu avait été tiré et, à la grande surprise de toute la foule présente, ils dégainèrent plus vite que leur ombre, sortant un pistolet de dessous leur redingote.
Durant sa brève visite, le président Nixon demanda qu’un téléphone fût mis à sa disposition afin de pouvoir, au besoin, communiquer avec la Maison Blanche. La petite pièce utilisée à cet effet, adjacente au Salon, fut baptisée « la pièce Nixon ». On y réfère toujours de cette façon.
Le CNA a accueilli depuis son ouverture en 1969 seize chefs d’État étrangers, dont le premier a été le président du Conseil des ministres de l’URSS (maintenant la Russie), Alexi Kosygin, le 19 octobre 1971.
Sa Majesté la reine Elizabeth II et Son Altesse Royale le prince Philip ont honoré le Centre national des Arts de leur présence à trois reprises, en 1967, en 1977 et en 1982. De plus, Leurs Altesses Royales le prince Charles et la princesse Diana ont été les hôtes du CNA le 29 octobre 1991. Leurs Majestés le roi Beaudoin et la reine Fabiola de la Belgique nous ont rendu visite le 20 septembre 1977. Aussi, Sa Majesté le regretté roi Hussein de Jordanie et la reine Noor ont visité le CNA le 14 novembre 1981.
Nous n’avons pas (encore) eu l’honneur d’accueillir un pape, mais la photo ci-jointe montre bien que le pape Jean-Paul II avait attiré au CNA une foule venue pour le voir passer dans son embarcation papale sur le canal Rideau, le 20 septembre 1984.
Dans les années 1940, il était inconcevable de gagner sa vie comme compositeur professionnel au Canada. Toutefois, un homme, John Weinzweig, s’est employé plus que quiconque à changer les choses.
Il a enseigné à une toute une génération de compositeurs au Conservatoire de musique de Toronto et à l’Université de Toronto. Parmi ses étudiants les plus connus, notons R. Murray Schafer, Harry Somers, Srul Irving Glick, John Beckwith, Harry Freedman, et Peter Paul Koprowski .
M. Weinzweig est également le cofondateur du Centre de musique canadienne et de la Ligue canadienne des compositeurs (LCC). La LCC avait pour objectif d’aider les compositeurs à ne pas créer un style national uniforme, à l’instar du Groupe des Sept dans le domaine de l’art canadien, trente ans plus tôt.
M. Weinzweig a composé son premier Divertimento (pour flûte et cordes) en 1946 et a terminé la série plus de cinquante ans plus tard avec le douzième.
Le Divertimento no 1 (pour flûte et orchestre à cordes) a remporté la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Londres en 1948, à l’époque où l’on remettait encore des médailles pour les oeuvres artistiques.
Il a contribué plus que tout autre à établir la profession de compositeur dans ce pays, ce qui lui a valu le titre non officiel de « doyen des compositeurs canadiens ». Il a reçu officiellement l’Ordre du Canada en 1974 en reconnaissance de ses efforts pour enrichir la scène musicale du Canada.
Écoutez au Divertimento no. 1 (pour flûte et cordes) de John Weinzweig.
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C’est le 20 mars 1967 qu’a été présenté le premier spectacle (non officiel) au CNA, avant même que les travaux de construction ne soient achevés. La troupe du Festival de Stratford, qui jouait au théâtre Capitol, fit une visite guidée du CNA en construction. Tandis qu’on leur montrait le chantier, deux membres de la troupe montèrent sur ce qui allait devenir la scène de la salle Southam et chantèrent à l’improviste un air de Gilbert et Sullivan devant un auditoire d’ouvriers de la construction.
Frank O’Leary, chef accessoiriste de la salle Southam de 1970 jusqu’à son départ à la retraite en 1991, a collectionné les photos des artistes qui se produisaient sur la scène Southam. Plus de 800 photographies dédicacées sont actuellement exposées dans les couloirs de l’arrière-scène de la salle Southam. L’idée a été si populaire que l’on a commencé une collection de photos identiques pour les artistes se produisant au Théâtre et au Studio. Au total, plus de 1 000 photographies sont actuellement en exposition.
Oliver Knussen n’avait que 15 ans lorsqu’il dirigea la création de sa première symphonie à Londres, en 1968. Il a acquis la notoriété en Amérique du Nord dans les années 1980 avec le méga-succès remporté par ses deux opéras, Where the Wild Things Are et Higglety Pigglety Pop. Les livrets de ces deux œuvres, signés par Maurice Sendak, sont des adaptations des populaires livres pour enfants du même auteur.
Pinchas Zukerman, figure bien connue du CNA, a dirigé la première présentation de Where the Wild Things Are à New York en 1987.
C’est pour Pinchas Zukerman que Knussen a composé son Concerto pour violon.
Knussen décrit ainsi l’œuvre : « On pourrait par moments comparer le violoniste à un funambule, évoluant sur un fil (décidément instable) tendu entre les notes d’ouverture et de clôture de la pièce.»
Commande conjointe de l’Orchestre symphonique de Pittsburgh et de l’Orchestre de Philadelphie, le Concerto pour violon a été créé à Pittsburgh en 2002. La première canadienne de l’œuvre a été donnée en 2004 à Ottawa, sous la direction de Pinchas Zukerman.
Cette œuvre est l’une des compositions de Knussen les plus souvent interprétées.
Écoutez au Concerto pour violon, opus 30 de Oliver Knussen.
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